PERFORMANCES CHORÉGRAPHIQUES

 

 

 

 

 

 

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CREATION CHOREGRAPHIQUE PARTICIPATIVE – 1 h

Equipe artistique : Jean-Emmanuel Belot* Carole Perdereau*

Résidences : Amphithéâtre, Le Pont-de-Claix - Ateliers : novembre 2012 à mai 2013 - Représentations : Amphithéâtre, Le Pont-de-Claix, 24 mai 2013 La Venaria Reale, Italie, 9 juin 2013 Remerciements aux Ateliers de Marianne / Ville du Pont de Claix

Des terres, des mers, des frontières, des passages, des golfes, des îles, des pays, des villes, des peuples, des migrants, des réfugiés, des clandestins, des camps, des guerres, des conflits, des catastrophes, des flux migratoires, des changements climatiques, des rencontres... Nous partageons le même air, nous partageons nos différences. Nous traversons la violence du monde, nous traversons aussi ses outrances et ses joies.

« Ailleurs commence ici », texte de Paul Virilio, résonne directement avec un sentiment d'homogénéité planétaire, à l'heure de l'info-monde et de son immédiateté. A sa lecture j'étais confronté à un sentiment très ambigu, ballotté entre l'euphorie de l'ubiquité et l'impression de destruction du réel et du présent. Je n'ai pas répondu à ce malaise, j'ai tout simplement fait coïncider ce constat avec le partage des informations, le sentiment d'empathie que l'on développe avec ce qui est loin, là-bas, ou quelque part que l'on ne connaît pas. » Jean-Emmanuel Belot

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L'histoire du projet

En 2010, Jean-Emmanuel Belot débute sa résidence d'artiste compagnon de route à l'Amphithéâtre du Pont de Claix (38). Pour la première saison, le travail se fait autour des Journées impériales, création de Jean-Emmanuel Belot et Ennio Sammarco, permettant des échanges avec des « invités amateurs ». Puis vient très vite le souhait de trouver de nouvelles voies d'échanges et de représentation, avec l'idée que l'artiste peut partager ses questionnements avec le public pendant le processus de création, sans hiérarchie, ni rapports péremptoires et/ou pédagogiques : une présence artistique sur un territoire en action, en actes et en débats. Pendant trois ans, avec des habitants de la ville et de l'agglomération, nous avons testé et élaboré cet espace de partage et de création en prenant appui sur un axe de travail : le télescopage entre le local et le global. D'abord sans objectif de création particulière, ces ateliers ou temps d'échange ou de recherche avaient pour but de structurer un modèle d'intervention. Ils ont peu à peu abouti à une proposition destinée à la représentation, et transposable dans d'autres espaces en tant que processus.

Un atelier permanent ! Né de la volonté de créer des échanges entre nos questionnements, notre espace de création et de travail et des invités extérieurs, Ailleurs commence ici se pose avant tout comme un territoire de rencontres éphémères. Il poursuit notre intérêt permanent à tisser des liens avec le public, qui peut prendre alors la position d’interlocuteur et de complice dans les propositions abordées.

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Dans le cadre de sa mise en forme à l’Amphithéâtre du Pont-de-Claix, J.-E. Belot s’est adressé à un public amateur régulier ou de passage, à des scolaires et des enseignants, n'ayant pas de connaissance en danse ou en théâtre. Il peut tout aussi bien s’ouvrir à des groupes déjà existants avec leur propre pratique (musiciens, danses urbaines…). Ailleurs commence ici a ainsi été transporté à La Venaria Reale (Italie) après Le Pont-de-Claix, et a associé 6 danseuses amateurs italiennes à 4 participants « invités » pontois.

Nous nous proposons d’offrir un terrain d’émergences à des pratiques/présences publiques, afin de nous réapproprier notre monde fragmenté, entre ce qui est visible et représentable : le corps et ses perceptions. Nourrie par une pratique de la danse et de l’action physique, notre démarche soulève les rapports du corps avec ses environnements, intimes, physiques et symboliques. Chacun est à même de se construire alors un parcours, son propre parcours, dans un but performatif et/ou dans la recherche d’expériences. C’est une manière de (re)construire un « nous » particulier au projet : aborder l’échelle « monde » dans un symbole assez commun, le planisphère, et à portée de tous…

L’organisation

La caractéristique du projet tient dans sa capacité à se fondre dans un cahier des charges « sur mesure » en lien avec un public large et/ou ciblé, des choix de territoire du lieu, et la durée d’intervention. Car cette dernière se caractérise par plusieurs étapes dans un temps plus ou moins grand (une saison, un mois, une semaine…), et des « visibilités publiques », inscrites dans le programme.

Plusieurs cadres s’offrent à nous : Un premier en direction d’un public large et non danseur : c’est une intervention plutôt sur la longueur (15h d’atelier min. réparties sur plusieurs semaines ou en bloc dans le cadre d’un stage) afin de constituer un groupe homogène, base de la performance finale avec le planisphère. En deuxième, sur ce même principe de performance et sur un temps plus court (7h de répétition), nous incorporerons un groupe déjà existant, qui concerne des amateurs pratiquant une discipline sportive et/ou artistique. Le troisième cadre se resserre sur un temps de résidence partagée avec un/des artiste(s) invité(s), suivi de temps de visibilités (installation et performance publique).

Le principe de tous ces temps de travail est de s’approprier tout type d’espace plan et libre, à condition d’un sol lisse et régulier. Des échanges avec tout type de public ainsi que les actions de sensibilisation (scolaires, …) sont à envisager pour chacun de ces trois cadres.

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DOSSIERS (PDF)

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